petite Tibétainejeune moine

Sommaire :

  1. Première description du peuple tibétain
  2. Origine des Tibétains: légende, mélanges (?), différents dialectes.
  3. Le Tibétain agriculteur et son village
  4. L'importance de la poésie et du chant
  5. Le nomade tibétain
  6. L'habit tibétain
  7. La femme tibétaine
  8. L'ancienne religion tibétaine
  9. Le boudhisme Mahayana
  10. L'éducation religieuse
  11. L'ordre des Nyingmapas
  12. Les ermites tibétains
  13. La participation des moines dans la culture tibétaine
  14. Les festivités et distractions tibétaines
  15. L'alphabet tibétain


    1] Première description du peuple tibétain

    En arrivant sur ce haut plateau aride, froid en hiver, nous constatons une assez faible densité de population même dans les vallées où elle réside en majorité. Nous observons surtout des agriculteurs, et aussi des petites troupes de nomades tibétains faisant paturer leurs toupeaux sur de vastes étendues de steppes et de collines situées entre les vallées. Ces tibétains ne sont pas tout à fait nomades, ni tout à fait sédentarisés; les deux se fixent en hiver et se déplacent en été. De façon générale, tous les Tibétains, quels qu'ils soient, adorent voyager, que ce soit dans une fin religieuse ou une fin commerciale. Ils se rendent en pélérinage dans des sanctuaires et se lancent aussi dans de grandes expéditions commerciales, même s'il existe beaucoup de mauvaises routes et également des voleurs. On rencontre aussi de nombreux moines appartenant aux tout aussi nombreux monastères. Ceux-ci sont en quête du savoir que leur dispenseront les maîtres et les bibliothèques dispersés dans le pays. Les raconteurs d'histoires, les musiciens, les médecins et les astrologues font également parti de cette fabuleuse peuplade que l'on peut rencontrer.

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    2] Origine des Tibétains: la légende, les mélanges (?), les différents dialectes.

    Il est raconté que leurs premiers ancêtres furent un singe et une démone qui habitait dans les rochers. Les enfants nés de cette union étaient alors mi-hommes mi-singes. Selon certains, ils avaient le visage rouge et une queue. Au fait, l'origine des tibétains qui semble présenter une grande diversité ethnique reste un mystère. On sait néanmoins que les Tibétains se rattachent aux K'iang. Ceux-ci étaient, bien avant l'an 0, les voisins occidentaux des Chinois et on peut encore les rencontrer à la frontière sino-tibétaine. Les Tibétains et les K'iang partagent les mêmes idées sur le ciel, les ancêtres et l'architecture: monumentales structures en pierre, forteresse et tours. On prendrait aussi prendre aisément les Tibétains pour des Mongols, alors que d'autres rappellent les Japonais, les Européens, les Iraniens et les Indiens d'Amérique du Nord. Il existe même des Tibétains aux cheveux blonds et roux. Toutefois, leur langue n'a rien du mongole; elle se rattache au birman, à certaines langues parlées par divers habitants de l'Himalaya et, en dernier ressort, au chinois. Dès lors, on peut entendre une telle diversité de différents dialectes que même les Tibétains ont parfois du mal à se comprendre entre eux.

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    3] Le Tibétain agriculteur et son village

    L'agriculteur, avec sa famille, mène une vie très humble. Il habite de petits villages bâtis dans des vallées abritées, placés sous contrôle d'un chef qui organise le village, percoit les comptes et gère les comptes. Les maisons carrés sont solidement bâties, construites en pierre, en briques séchées au soleil, en terre battue; les combustibles et les fourrages pour l'hiver sont emmaganisés sur leur toit. Les toits sont en pente dans le Sud et le Sud-Ouest où les pluies sont abondantes. La famille habite le premier étage pauvrement meublé. Le rez-de-chaussée est réservé au bétail. Celui-ci _qui fournit les produits laitiers, base de l'alimentation tibétaine_, est composée de moutons, de chèvres, de porcs et de volaille. L'animal auquel les Tibétain accordent une grande valeur est le yack. Tous ces animaux sont menés dans les pâturages des collines par les fils cadets, munis d'une fronde et accompagnés d'un chien pour protéger le troupeau, ainsi qu'eux même, contre les loups et les léopards. Pendant l'absence des fils, le cultivateur, sa femme et ses filles s'occupent de leur petit lopin de terre dont les cultures sont assez peu variées: blé, orge, sarrasin, pois, radis et pommes de terre. En raison de la brièveté des étés, on ne fait qu'une seule récolte. Le paysan utilise chevaux, yacks, mules et ânes, ainsi que les moutons et les chèvres pour monter les fardeaux jusqu'au bâtiment où les produits seront emmaganasinés en prévision de l'hiver. Il faut noter que les Tibétains jusqu'en 1950, année où le Tibet fut rattachée officiellement à la Chine populaire, ignorèrent tout des véhicules sur roues. Leur charrue rudimentaire est tirée par un yack ou par un dzo (croisement d'un yack et d'une vache), et même occasionnellement un être humain.

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    4] L'importance de la poésie et du chant chez les Tibétains.

    La vie est rude dans un village tibétain et les distractions y sont assez rares. Alors on se rend au temple et on organise des séances spontanées de danses et de chants aux fêtes et aux cérémonies locales. Dans sa demeure, le Tibétain joue de la flute ou de la guitare; il participe à des concours des poésies. A quoi ressemblent les poésies tibétaines ? Habituellement, ils se composent de quatre vers et commentent en général les affaires courantes. Ils sont pleins d'esprit et satiriques, mais rarement cruels car les Tibétains adorent rester sur les bords de l'allusion et caressent le voile du sous-entendu finement tissé. Qu'est ce qu'un concours de poésie ? Jadis, lors de certaines rivalités entre villages voisins, il était organisées des joutes poétiques. Les villageois, avançant en ligne droite, se rencontraient à la limite du village. Ils chantaient alors leurs poèmes et la partie adverse devait trouver la réplique qui convenait. Que voilà une jolie bataille ! Mais aujourd'hui, les distractions viennent de l'extérieur et sont attendues par tous. Ce sont les chanteurs et les danseurs itinérants qui animent les villages. Mais, ces visites étant peu fréquentes, l'agriculteur, toute l'année, se contente de s'occuper de son troupeau et de son lopin.

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    5] Le nomade tibétain

    Les nomades tibétains qui parcourent le pays n'ont que les animaux pour subsistance et moyens de transports, alors que l'agriculteur dépend de son bétail et de sa récolte. Ils se déplacent à cheval, accompagnés de leurs troupeaux et de leurs chiens de garde dans des espaces bien délimités appartenant à la petite société. A l'arrêt, ils établissent un campement de tentes noires qui, pendant quelques jours, formeront un véritable village. Les femmes font la cuisine, les enfant jouent, les chiens se dégourdissent les pattes et les hommes prennent soin de leurs équipements, les nettoient ou les réparent , comptent les animaux et discutent pour savoir où se trouveront les meilleurs herbages. Le nomade dépend encore plus du yack que les autres Tibétains. Cet animal convient parfaitement bien à la vie nomade et à un milieu difficile. Résistant au froid, son pied très sûr lui permet de transporter de lourdes charges et il fournit aussi un lait abondant. Les nomades utilisent ses poils pour tisser leurs vêtements et leurs toiles de tente. On peut facilement le croiser avec le bétail. Les nomades ont également des troupeaux de moutons et échangent chez l'agriculteur laine, beurre, fromages contre des céréales. Ces groupes sont, dans leur grande majorité, doux et pacifiques, mais certains, comme les redoutables Goloks du Nord-Est se transforment occasionnellement en bandits s'attaquant aux caravanes de commerçants.

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    6] L'habit tibétain

    Les nomades et les agriculteurs possèdent une certaine habilité dans les arts du filage, du tissage et de la teinture. Tous fabriquent leurs objets domestiques ainsi que leurs vêtements. On peut repérer de différentes variantes de vêtements selon les régions mais, dans l'ensemble, le costume est pareil: un long manteau aux amples manches, bien serré à la taille, long chez la femme, court chez l'homme. Les nomades confectionnent leurs manteaux avec de la peau de mouton et ils portent la toison sur la peau pour se préserver du froid. Quant aux agriculteurs, ils cousent leurs manteaux dans des draps tissés à la maison. Les aristocrates tibétains eux-mêmes portent ce genre de vêtement bien qu'ils se préfèrent en soie ou en brocart chinois. Par ailleurs, l'aristocratie tibétaine possède pour les cérémonies officielles toute une gamme de vêtements et de chapeaux aux couleurs vives, d'autres datant, parait-il, de l'époque des premiers rois tibétains. Sous ce manteau, le Tibétain porte des pantalons, de longues bottes en feutre et, sur la tête, un chapeau de fourrure aux oreillettes doublées. La femme tibétaine mariée met un tablier à rayures et toutes les femmes, mariées ou non, raffolent d'impressionnants bijoux en or, en argent, en corail, en ambre et en turquoises. Jadis, les femmes s'enduisaient le visage d'un produit cosmétique noir ou rouge, le cutch.

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    7] La femme tibétaine

    La femme tibétaine: une femme libre ? En effet, celle-ci occupe traditionnellement une place privilégié au sein de la société tibétaine. Elle a droit à une certaine liberté économique et sexuelle. Elles occupent une place particulièrement importante dans les villages de cultivateurs. Ce sont elles que l'on consulte pour les questions familiale et elles gèrent également les finances de son ménage. La famille est une valeur primordiale chez les Tibétains et il est interdit, ou fortement désapprouvé, de se marier entre membres, même très éloignés, d'une même famille. En effet, tous les Tibétains portant le même nom de clan descendent, selon eux, d'un ancêtre commun, et donc toute idée de mariage de ce type est absolumment inconcevable. Au Tibet, une femme épouse habituellement 2, voire 3 frères. Officiellement, elle est reconnue comme la femme de l'aîné. Ensuite, les cadets deviennent ses autres maris. De plus, on considère que seul l'aîné est le père de tous les enfants que sa femme aura, de lui ou de ses frères. L'aîné de la famille hérite des biens domestiques, de la maison et de la terre. Les cadets peuvent se marier ailleurs, rester travailler dans l'exploitation familiale ou entrer dans un monastère. Au cas où une famille n'aurait pas de fils, la fille peut hériter. Sinon, on peut également adopter un fils. La famille propose à un homme de prendre la main de leur fille et celui-ci, portant son nom, devient alors son nouvel héritier. Malgré son efficacité, il arrive que ce genre de procédé provoque quelques conflits familiaux. Mais il est une des raison de trop grand nombre de femmes célibataires qui parfois, en conséquence, entrent en religion. C'est pour cela qu'une femme peut avoir plusieurs maris, qu'ils soient ou non d'une même famille, elle peut même épouser un père et son fils. Elle peut même avoir des relations en-dehors du mariage.

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    8] L'ancienne religion tibétaine

    Ce n'est qu'au XIIIème siècle que le boudhisme s'est installé au Tibet. Auparavant les Tibétains avaient bien une religion. D'après ce que l'on sait, celle-ci se rattachait probablement à la conciliation des êtres surnaturels presque tous associés à la terre. Les rois avaient également droit à un culte religieux de la part de ses suzerains. Ceux-ci lui sacrifiaient animaux et êtres humains. Mais toutes ces pratiques ont étés presque entièrement remplacées par le boudhisme qui aujourd'hui occupe l'essentiel de l'existence tibétaine.

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    9] Le boudhisme Mahayana

    Le boudhisme Mahayana est originaire de l'Inde du Nord et du Népal. Elle consiste en la croyance de l'existence d'un cycle de nouvelles naissances dont la perpétution semble infinie. Il faut alors atteindre l'éveil, un état sublime d'illumination permanente. La pratique consiste en la méditation, les rites et le yoga. Il existe un panthéon de divinités mais leur existence est non absolue, juste relative.

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    10] L'éducation religieuse

    L'éducation religieuse débute parfois dès l'âge de 4 ou 5 ans, pour tous les garçons. Ceux-ci entrent dans un monastère et, en qualité de novices, ils y apprennent la lecture, l'écriture, et également les rites. Lorsqu'ils atteignent le niveau souhaité, la plupart retournent chez eux mais certains préfèrent continuer leur instruction religieuse. Ils apprennent alors l'art de la méditation et la philosophie. Les plus grands monastère peuvent rappeler des universités des temps médéviaux en Europe. Il n'y existe aucune distinction de classe. Il est tout à fait possible à un individu d'origine humble d'atteindre un poste élevé.

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    11] L'ordre des Nyingmapas

    L'ordre des Nyingmapas est l'ordre boudhiste le plus ancien. Cette école remonte à la première diffusion du Dharma par Padmashambava au VIIIe siècle. L'école gelug est la plus importante en nombre d'adhérents. Plusieurs catégories de pratiquants y sont inclus. Par exemples, des moines célibataires vivant dans des monastères et menant un très stricte vie pieuse et traditionnelle. C'est le cas dans l'école gelug. Ailleurs, cette règle de chasteté n'est pas forcément prescrite. On peut être moine et père de famille. Ils ne sont alors pas complètement ordonnés, mais portent des vêtements qui ressemblent au costume monastique. Tant que cela ne change rien à leur réalisation spirituel. Certains deviennent enseignants, "lamas" (les supérieurs). Les prêtres locaux peuvent se marier et dirigent les rites et célébrations religieuses dans les villages. Ces prêtres se servent souvent de la magie. Les prêtres ont le pouvoir d'écarter le grêle, la maladie et les désastres et ils guident les âmes des morts vers leurs nouveaux corps. On trouve enfin dans cet ordre, des laîcs_ agriculteurs des parties les plus isolées de l'Himalaya_ qui peuvent parfois prendre le rôle de prêtre pour les rites si celui-ci manque au village.

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    12] Les ermites tibétains

    Certains préfèrent ne pas suivre les ordres monastiques et cherchent leurs connaissances ailleurs. Ils deviennent ermites solitaires, vivant dans des grottes. C'est parmis ces personnages, très respectés par le reste de la population, que ce sont révélés les plus grands poètes et écrivains du Tibet.

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    13] La participation des moines dans la culture tibétaine

    C'est des monastères qu'émanent la plupart des composants de la culture tibétaine: beaux-arts et arts appliqués, peinture, travail des métaux, littératures et l'érudition. Les monastères partagent avec le reste de la population toutes ces oeuvres. Lors des festivités villageoises, les moines portant des masques et des déguisements, réalisés avec soins, chaque centimètre de tissu ayant presque toujours un symbole religieux particulier, se livraient à des danses fantastiques au son des trompettes, des shawms (hautbois) et des tambours. Ces danses sont sacrées. Les moines essaient plutôt de recréer certaines symboliques très importante pour la conception bouddhique du monde. Certaines danses sont des offrandes très complexes. Ainsi chaque centimètre du vêtement et chaque mouvement du danseur dénote une symbolique profonde. Il faut des années d'études et des retraites très ardues avant de pouvoir apprendre à faire ces danses.

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    14] Les festivités et distractions tibétaines

    Malgré la rigueur de la vie tibétaine, nombreuses sont les festivités, surtout durant la période du Nouvel-An. Les campagnards priviligient les pique-niques où ils sortent du village en groupe et installent plus loin des tentes. De grandes quantités de nourritures et de boissons y sont mangées et bues dans une ambiance heureuse. Hommes et femmes chantent, dansent et jouent à des jeux de hasard. Les hommes paricipent à des concours de tir à l'arc et à des courses de chevaux, au son du dramnyen (luth tibétain), des flûtes et de violons à une corde. Ceci peut se prolonger à plusieurs jours.

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    15] L'alphabet tibétain

    Le tableau de l'alphabet tibétain

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